LES FORMATIONS
LES BREVETS
LE PARACHUTE
 

Les Formations :

 
PAC ou Progression Accompagné en chute libre

La formation PAC est beaucoup plus rapide et permet de découvrir dès le premier saut les sensations de la chute libre que le saut traditionnel OA.
Le stage de formation dure au moins cinq jours.
L'élève saute seul en chute libre dès le début, depuis 4 000 mètres de hauteur. Pour son premier saut, il est accompagné de deux moniteurs qui le tiennent, corrigent sa position en communiquant par signes avec lui, voire ouvrent son parachute en cas d'oubli ou de difficulté à atteindre la poignée d'ouverture. Les cinq sauts suivant se feront avec un seul moniteur.
Selon la réussite de sa progression, le moniteur le laisse de plus en plus autonome, jusqu'à ce qu'il juge l'élève apte à sauter seul. Cela arrive le plus souvent dès le 7e saut.
En France, la PAC est une adaptation de la formation américaine, l'Accelerated freefall (AFF) et il faut au minimum six sauts avec moniteur pour pouvoir sauter seul.
Stage traditionnel, ouverure automatique
Cette méthode traditionnelle est la plus ancienne : Très progressive, elle commence par des sauts à une hauteur de 1 200 mètres.
Le parachute est accroché dans l'avion par une longue sangle (Sangle d'Ouverure Automatique). L'ouverture s'effectue ainsi automatiquement par tension de la sangle directement 4 secondes environ après la sortie de l'avion.
Durant la phase de chute, l'élève doit garder une position face au vent relatif produit par le déplacement de l'avion et simuler si possible les gestes d'ouverture du parachute (aussi appelés « poignées témoin »).
L'altitude et le temps avant ouverture augmente progressivement à chaque validation des exercices à réaliser, jusqu'à atteindre la hauteur de 4 000 mètres et ouvrir soi-même le parachute.
Les sauts effectués en formation traditionnelle sont moins chers, dus aux sauts moins hauts que la PAC, et au fait que le moniteur s'occupe de plusieurs élèves, mais un plus grand nombre est nécessaire pour atteindre son autonomie. Cette formation demande davantage d'engagement de l'élève qui quittera l'avion seul dès le 1er saut. Au niveau financier, elle s'avère souvent plus intéressante qu'une PAC.
Après la PAC ou la formation traditionnelle :
Après un stage, les personnes peuvent sauter seules régulièrement, pour une somme entre 28€ et 30€, +10€ si le parachute est fourni par le centre.
 
 

Les différents brevets :

LE BREVET A
– Pratique au sein d’une école de parachutisme agréée par la FFP.
– Capacité aux sauts individuels sans assistance de moniteurs.

LE BREVET B
– Pratique au sein d’une école de parachutisme agréée par la FFP.
– Accès aux brevets B « intermédiaires » (Bi4 et Bi5) et aux brevets B de spécialité (B1, B2, B3, B4, B5), sous
réserve de posséder un minima de sauts requis pour chacun de ces brevets.

LES BREVETS B « INTERMÉDIAIRES » DE SPÉCIALITÉ (BI)
– Pratique au sein d’une école de parachutisme agréée par la FFP.
– Capacité aux techniques de loisir hors compétition : Bi4 (pratique de la chute tête en haut et de la « track »), Bi5 (pratique du pilotage sous voile pour le posé en survitesse).

LES BREVETS B DE SPÉCIALITÉ
– Pratique au sein d’une école de parachutisme agréée par la FFP.
– Capacité aux techniques de loisir et de compétition : B1 (P.A./Voltige) – B2 (Vol Relatif) – B3 (Voile
Contact) – B4 (Free Fly) – B5 (Pilotage Sous Voile).

LE BREVET DE PARACHUTISTE AUTONOME (BPA)
– Pratique au sein d’une école de parachutisme agréée par la FFP.
– Capacité à assurer la sécurité du largage en vol en séance de pratique autonome.
– Accès aux séances de pratique autonome.
– Capacité à effectuer certains sauts spéciaux sur une école de parachutisme agréée FFP si le brevet C ou D n’est pas exigé (avec l’accord du Directeur Technique).
– Accès à la pratique de la vidéo chute.
– Accès aux brevets C et D (sous réserve des prérequis supplémentaires propres à chacun de ces brevets).

LE BREVET C
– Pratique au sein d’une école de parachutisme agréée par la FFP.
– Capacité aux vérifications d’embarquement et à l’encadrement à bord des aéronefs des parachutistes à partir du niveau 5 de l’école en méthode traditionnelle et du niveau 4 de l’école en méthode PAC (Seuls des moniteurs peuvent vérifier au sol et encadrer à bord des aéronefs les élèves n’ayant pas ce niveau. Les initiateurs peuvent vérifier leurs élèves Brevet B).
– Capacité à encadrer en salle de pliage (avec l’accord du directeur technique).
– Capacité à la pratique des sauts spéciaux à l’exception des sauts hors zones de pratique des écoles de
parachutisme agréées par la FFP.
– Accès aux CQP d’opérateur vidéo/photo TDM et plieur réparateur (sous réserve des prérequis supplémentaires propres à chacun de ces CQP).
– Accès aux formations d’initiateur et de moniteur fédéral (sous réserve des prérequis supplémentaires propres à chacune de ces qualifications).

LE BREVET D
– Capacité aux sauts de démonstration hors d’une école de parachutisme agréée par la FFP.
– Capacité aux sauts spéciaux.
Les brevets de wing suit
– Pratique du vol en wing suit (3 niveaux). Le brevet voilure « hybride »
– Utilisation des voilures grandes finesses (voilure « hybride »).
 

La licence de parachutiste professionnel :
Ce diplôme revêt une importance historique car il est historiquement le premier diplôme civil lié au parachutisme et qu'il marque la transition du parachutisme militaire au parachutisme civil dans les années 1950 bien avant la création des Brevets d'États d'Éducateur Sportif de parachutisme. Aujourd'hui celui-ci est la clé de voûte d'une activité de parachutisme dévolue à la découverte par le biais de sauts en parachute biplace. Les détenteurs de cette licence exercent dans un cadre différent de celui de l'enseignement et représentent avec leurs entreprises plus de 50 000 sauts de découverte réalisés chaque année partout en France et sont les acteurs majeurs de la démocratisation des sauts en parachute biplace sur le territoire Français.
Des organismes de formation professionnelle permettent à une majorité des parachutistes issue des corps militaire du parachutisme de trouver ainsi une voie de reconversion en fin de carrière. Le syndicat des parachutistes professionnels participe à la réglementation de la pratique professionnelle. La licence de parachutisme professionnelle est aussi le titre réglementaire obligatoire pour effectuer des sauts de démonstration rémunérés dans le cadre de meeting aériens ou de cascades aériennes. La qualification « essai et réception » de cette licence permet aux parachutistes du centre d'essais en vol de tester les parachutes devant être autorisés en France par la direction générale de l'Aviation civile.
 
Les différentes disciplines du parachutisme

La précision d'attérrissage (PA)
Plus ancienne discipline du parachutisme, la PA reste la discipline la plus visuelle pour le public. Épreuve d’adresse, la technique de pilotage de la voile est une condition essentielle à la réalisation de la performance. La capacité d’analyse des conditions météorologiques et les prises de décisions qui en découlent donnent une dimension tactique singulière à chaque saut. La particularité des voiles de PA est essentiellement caractérisée par l’épaisseur de leur profil qui assure des conditions de stabilité et de précision de pilotage étonnantes. La cible électronique à atteindre est à peine plus grande qu’une pièce de deux euros.
L'objectif est de poser un pied sur un plot de 2 cm de diamètre situé au centre d'une cible électronique placée sur un réceptacle en mousse. En compétition, à chaque saut, les juges mesurent l'écart entre le centre de la cible et le premier endroit que le parachutiste à touché. Pour le score des concurrents, on effectue la somme des distances obtenues aux différents sauts, l'objectif étant bien évidemment d'avoir le score le plus faible possible.
Lorsque le parachutiste pose son pied en plein cœur de la cible, on appelle cela un « carreau ». Les sauts s'effectuent depuis une altitude de 1 000 mètres environ. Pratiquée individuellement ou par équipe, la précision d’atterrissage bénéficie du circuit de compétitions nationales et internationales le plus étoffé.

La voltige
Discipline de glisse par excellence, cette épreuve où la vitesse d’exécution prédomine garantit des sensations extrêmes. Après avoir atteint plus de 200 km/h en quelques secondes de chute libre, la réalisation d’un enchaînement de six figures imposées fait appel à toutes les qualités physiques d’équilibre, de coordination, et d’explosivité. Chronométrée au centième de seconde, la prestation est également évaluée au regard de la qualité d’exécution de l’enchaînement des figures, comme dans de nombreuses disciplines artistiques.
Les figures à réaliser sont deux tours alternés, un salto arrière, à nouveau deux tours alternés et un deuxième salto arrière. Les juges mesurent le temps passé à faire ces six figures en « rajoutant » des secondes de pénalité au concurrent si elles ne sont pas réalisés proprement (les figures sont faites face à un axe de référence et sur un plan horizontal, tout écart de ces axes entraîne une pénalité).
Les sauts s'effectuent depuis une altitude de 2 300 mètres environ. Les Français excellent dans cette discipline où ils détiennent le record du monde (Franck Bernachot).
Combinaison « slick » (comme celle utilisée pour le kilomètre lancé en ski), casque et parachute profilé, le voltigeur de haut niveau est équipé d’un matériel de saut issu des dernières technologies. La voltige est la seule discipline individuelle pratiquée en compétition de parachutisme. Elle est associée à celle de la précision d’atterrissage dans le cadre des championnats du monde, et un classement « combiné » couronne les meilleurs athlètes dans les deux disciplines.

Le vol relatif (VR)
Chaque équipe de quatre ou huit parachutistes doit réaliser un maximum de fois une série de figures imposées tirées au sort avant chaque compétition. Le temps limite pour réaliser ces figures est de 35 secondes pour les équipes de quatre, et de 50 secondes pour les équipes de huit.
Afin de permettre aux juges de comptabiliser le nombre de figures effectuées, chaque équipe possède un « videoman », qui emporte sur son casque une caméra numérique. Cet équipier vient s'ajouter aux quatre ou huit « performers », et fait partie intégrante de l'équipe : la qualité du film qu'il réalise est donc prise en compte dans la notation.
Les figures peuvent être fixes (libre) ou mobiles en binôme, trinôme, ou quadrinôme (blocks). Toutes les équipes doivent réaliser le même programme de figures, et l'équipe gagnante sera celle qui en a réalisé le plus, dans le temps imparti.
Le Vol Relatif est la discipline la plus pratiquée dans le monde du parachutisme. Elle ne peut être pratiquée qu'après l'obtention du brevet B2, permettant la pratique de la chute libre à plusieurs.
Le voile contact
Cette discipline est le pendant du vol relatif, mais avec le parachute ouvert. Les parachutistes, largués à 2 000 mètres, ouvrent leurs voiles et construisent des figures, en s'accrochant par les pieds aux voiles des coéquipiers.

Le skysurf
Inventé par Dominique Jacquet et Jean-Pascal Oron en 1986 sur la plate-forme de Corbas dans le Rhône.- J-P Oron se tuera accidentellement pendant la mise au point de ce nouveau sport - Laurent Bouquet développera le concept et tournera les premières images diffusée de ce sport. Popularisé par Patrick de Gayardon dans les années 1990, le sky surf se pratique à l'aide d'un surf spécial. Cette planche est fixée aux pieds du parachutiste, équipée d'une poignée de libération (dispositif permettant de se libérer du surf en cas de problème ou tout simplement pour atterrir). Les skysurfers se livrent à une forme de glissade qui leur permet d'évoluer sur l'air. Le sky surf se pratique aussi en compétition. Le rôle du coéquipier « videoman » est prépondérant, de fait ils créent à deux une chorégraphie dont les images filmées sont regardées par les juges, et de là, la note du saut.
Le freestyle
Véritable « danse du ciel », le freestyle est un enchaînement de figures artistiques issues de gymnastique et du trampoline. Basée sur des figures imposées telles que le salto tendu ou sur des figures libres, la chorégraphie du saut laisse place à la créativité du parachutiste.
Les évolutions sont filmées par un cameraman en chute libre, les images servent de support pour le jugement qui prend en compte l'aspect esthétique et la qualité des images.

Le Freefly (FF)
Cette pratique de loisir consiste à réaliser des figures autres qu'à plat (tête en haut, tête en bas, dans l'angle, etc). Elle est de plus en plus prisée par les pratiquants à la recherche de nouvelles sensations et de nouveaux repères dans les trois dimensions. On distingue plusieurs types de sauts, parmi lesquels :
Saut de trace
Saut de track
Saut tête en bas
Saut tête en haut ou chute assis
Le freefly, officiellement reconnu à la Fédération aéronautique Internationale depuis 2000, fait l'objet de compétitions. En compétition, une équipe de freefly est composée de trois parachutistes : deux « performers » et un « videoman »

Le VRV (vol reltif vertical)
Dernière née, cette pratique à la croisée du vol relatif et du Free Fly, consiste à réaliser des figures en formation de type VR non plus à plat mais dans la verticale. Le VRV étant créé par les Américains, les premiers Français se sont rendus aux États-Unis afin d'apprendre la discipline et les différentes figures.

La windsuit
Imaginée et réalisée par Patrick de Gayardon, cette discipline de glisse en plein essor a pour but de passer d'un mouvement de chute à un mouvement de vol.
Pour cela, les parachutistes utilisent des combinaisons souples, en forme d'aile, pour transformer leur corps en une sorte d'aile d'avion. Ces combinaisons se gonflent d'air dès que le parachutiste sort de l'avion, générant alors une portance permettant au parachutiste de réduire sa vitesse de chute, en la convertissant en vitesse horizontale.

Le canopy piloting
Discipline très récente, une fois la voile (parachute) ouverte, le « Canopy Piloting » ou « swooping » (« flare ») consiste à prendre une vitesse verticale très importante sous son parachute au moyen d'un virage commencé entre 100 m et 600 m, et à la transformer en vitesse horizontale pour glisser sur le sol (herbe, sable mais surtout plans d'eau). Très spectaculaire, cette discipline nécessite une parfaite connaissance des caractéristiques de la voile pour éviter l'impact avec le sol.
Cette discipline connaît un grand succès et possède déjà son circuit de compétition.
En France, elle commence en 2011 à être encadrée par la Fédération française de parachutisme (FFP) avec la création d'un brevet spécifique qui sera nécessaire pour la participation aux compétitions nationales. Les premières formations pour les initiateurs de ce nouveau brevet sont organisées en 2012.
 
 
Le Parachute
 
Les parachutes servant au parachutisme sportif, par opposition au parachutisme militaire, ne sont plus des parachutes de type hémisphériques (conçus pour le largage en masse pour la mise à dispositions des troupes sur le champ de bataille  et ayant une capacité de manœuvre très limités) mais des « ailes », ayant une vitesse horizontale, pouvant se diriger, mais ne pouvant reprendre de l'altitude comme un parapente. Cette capacité de vol d'une voile de parachute permet au parachutiste de se poser debout sur ses pieds et sans choc..
Un parachute se compose :
D'un sac-harnais : c'est à la fois un sac qui contient les voiles (principale et de secours) et un harnais dans lequel prend place le parachutiste ;
D'une voilure principale et d'une voilure de secours qui sont reliées aux élévateurs par les suspentes, les élévateurs de secours font partie intégrante du harnais et les élévateurs principaux sont reliés au sac-harnais par un système de libération dit "système trois anneaux". Ce système permet de désolidariser la voilure principale du harnais pour permettre l'ouverture de la voilure de secours en cas de besoin sans qu'elle n'interfère avec la voile principale.
La voilure dite « principale » est celle que le parachutiste ouvre tout le temps. Elle se situe dans la partie basse du sac-harnais et est pliée par le parachutiste lui-même ou par un plieur, après chaque saut ; sa surface est comprise entre 7 et 30 m2 suivant l'expérience et le gabarit du sautant.
La voilure de secours est une deuxième voile, utilisée en cas de défaillance de la voile principale. La voilure de secours doit être plié par un plieur qualifié, car le pliage est technique.
D'un déclencheur de sécurité (obligatoire dans certains pays comme la France) dont le but est d'ouvrir automatiquement le parachute de secours dans le cas où le parachutiste serait encore en chute à une altitude donnée. Pour ce faire, le déclencheur mesure la vitesse de descente et l'altitude, grâce à un système de vario-baromètre mécanique (système FXC) ou électronique (système Cyprès ou Vigil).
 
L'ouverture de la voile principale se fait souvent à l'aide d'un extracteur que le parachutiste place dans le vent relatif produit par sa chute. Cet extracteur est un petit parachute (hand deploy) qui se gonfle dès que le parachutiste le lâche. Dès lors, l'extracteur retire l'aiguille de fermeture du sac-harnais qui va s'ouvrir et sortir le POD (nom du sac de déploiement contenant le parachute). Les suspentes vont se mettre en tension et sortir des élastiques qui les solidarisent au POD et le ferme. Ce dernier va s'ouvrir et libérer la voile qui va se gonfler progressivement. Un glisseur va temporiser l'ouverture de la voile en limitant la quantité d'air qui arrive sous la voile pour qu'elle ne soit pas trop violente. L'ouverture complète d'une voile principale se fait entre 2 et 4 secondes.
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Le parachutisme d'aujourd'hui

Le parachutisme d'aujourd'hui

LES FORMATIONS
LES BREVETS
LE PARACHUTE
 

Les Formations :

 
PAC ou Progression Accompagné en chute libre

La formation PAC est beaucoup plus rapide et permet de découvrir dès le premier saut les sensations de la chute libre que le saut traditionnel OA.
Le stage de formation dure au moins cinq jours.
L'élève saute seul en chute libre dès le début, depuis 4 000 mètres de hauteur. Pour son premier saut, il est accompagné de deux moniteurs qui le tiennent, corrigent sa position en communiquant par signes avec lui, voire ouvrent son parachute en cas d'oubli ou de difficulté à atteindre la poignée d'ouverture. Les cinq sauts suivant se feront avec un seul moniteur.
Selon la réussite de sa progression, le moniteur le laisse de plus en plus autonome, jusqu'à ce qu'il juge l'élève apte à sauter seul. Cela arrive le plus souvent dès le 7e saut.
En France, la PAC est une adaptation de la formation américaine, l'Accelerated freefall (AFF) et il faut au minimum six sauts avec moniteur pour pouvoir sauter seul.
Stage traditionnel, ouverure automatique
Cette méthode traditionnelle est la plus ancienne : Très progressive, elle commence par des sauts à une hauteur de 1 200 mètres.
Le parachute est accroché dans l'avion par une longue sangle (Sangle d'Ouverure Automatique). L'ouverture s'effectue ainsi automatiquement par tension de la sangle directement 4 secondes environ après la sortie de l'avion.
Durant la phase de chute, l'élève doit garder une position face au vent relatif produit par le déplacement de l'avion et simuler si possible les gestes d'ouverture du parachute (aussi appelés « poignées témoin »).
L'altitude et le temps avant ouverture augmente progressivement à chaque validation des exercices à réaliser, jusqu'à atteindre la hauteur de 4 000 mètres et ouvrir soi-même le parachute.
Les sauts effectués en formation traditionnelle sont moins chers, dus aux sauts moins hauts que la PAC, et au fait que le moniteur s'occupe de plusieurs élèves, mais un plus grand nombre est nécessaire pour atteindre son autonomie. Cette formation demande davantage d'engagement de l'élève qui quittera l'avion seul dès le 1er saut. Au niveau financier, elle s'avère souvent plus intéressante qu'une PAC.
Après la PAC ou la formation traditionnelle :
Après un stage, les personnes peuvent sauter seules régulièrement, pour une somme entre 28€ et 30€, +10€ si le parachute est fourni par le centre.
 
 

Les différents brevets :

LE BREVET A
– Pratique au sein d’une école de parachutisme agréée par la FFP.
– Capacité aux sauts individuels sans assistance de moniteurs.

LE BREVET B
– Pratique au sein d’une école de parachutisme agréée par la FFP.
– Accès aux brevets B « intermédiaires » (Bi4 et Bi5) et aux brevets B de spécialité (B1, B2, B3, B4, B5), sous
réserve de posséder un minima de sauts requis pour chacun de ces brevets.

LES BREVETS B « INTERMÉDIAIRES » DE SPÉCIALITÉ (BI)
– Pratique au sein d’une école de parachutisme agréée par la FFP.
– Capacité aux techniques de loisir hors compétition : Bi4 (pratique de la chute tête en haut et de la « track »), Bi5 (pratique du pilotage sous voile pour le posé en survitesse).

LES BREVETS B DE SPÉCIALITÉ
– Pratique au sein d’une école de parachutisme agréée par la FFP.
– Capacité aux techniques de loisir et de compétition : B1 (P.A./Voltige) – B2 (Vol Relatif) – B3 (Voile
Contact) – B4 (Free Fly) – B5 (Pilotage Sous Voile).

LE BREVET DE PARACHUTISTE AUTONOME (BPA)
– Pratique au sein d’une école de parachutisme agréée par la FFP.
– Capacité à assurer la sécurité du largage en vol en séance de pratique autonome.
– Accès aux séances de pratique autonome.
– Capacité à effectuer certains sauts spéciaux sur une école de parachutisme agréée FFP si le brevet C ou D n’est pas exigé (avec l’accord du Directeur Technique).
– Accès à la pratique de la vidéo chute.
– Accès aux brevets C et D (sous réserve des prérequis supplémentaires propres à chacun de ces brevets).

LE BREVET C
– Pratique au sein d’une école de parachutisme agréée par la FFP.
– Capacité aux vérifications d’embarquement et à l’encadrement à bord des aéronefs des parachutistes à partir du niveau 5 de l’école en méthode traditionnelle et du niveau 4 de l’école en méthode PAC (Seuls des moniteurs peuvent vérifier au sol et encadrer à bord des aéronefs les élèves n’ayant pas ce niveau. Les initiateurs peuvent vérifier leurs élèves Brevet B).
– Capacité à encadrer en salle de pliage (avec l’accord du directeur technique).
– Capacité à la pratique des sauts spéciaux à l’exception des sauts hors zones de pratique des écoles de
parachutisme agréées par la FFP.
– Accès aux CQP d’opérateur vidéo/photo TDM et plieur réparateur (sous réserve des prérequis supplémentaires propres à chacun de ces CQP).
– Accès aux formations d’initiateur et de moniteur fédéral (sous réserve des prérequis supplémentaires propres à chacune de ces qualifications).

LE BREVET D
– Capacité aux sauts de démonstration hors d’une école de parachutisme agréée par la FFP.
– Capacité aux sauts spéciaux.
Les brevets de wing suit
– Pratique du vol en wing suit (3 niveaux). Le brevet voilure « hybride »
– Utilisation des voilures grandes finesses (voilure « hybride »).
 

La licence de parachutiste professionnel :
Ce diplôme revêt une importance historique car il est historiquement le premier diplôme civil lié au parachutisme et qu'il marque la transition du parachutisme militaire au parachutisme civil dans les années 1950 bien avant la création des Brevets d'États d'Éducateur Sportif de parachutisme. Aujourd'hui celui-ci est la clé de voûte d'une activité de parachutisme dévolue à la découverte par le biais de sauts en parachute biplace. Les détenteurs de cette licence exercent dans un cadre différent de celui de l'enseignement et représentent avec leurs entreprises plus de 50 000 sauts de découverte réalisés chaque année partout en France et sont les acteurs majeurs de la démocratisation des sauts en parachute biplace sur le territoire Français.
Des organismes de formation professionnelle permettent à une majorité des parachutistes issue des corps militaire du parachutisme de trouver ainsi une voie de reconversion en fin de carrière. Le syndicat des parachutistes professionnels participe à la réglementation de la pratique professionnelle. La licence de parachutisme professionnelle est aussi le titre réglementaire obligatoire pour effectuer des sauts de démonstration rémunérés dans le cadre de meeting aériens ou de cascades aériennes. La qualification « essai et réception » de cette licence permet aux parachutistes du centre d'essais en vol de tester les parachutes devant être autorisés en France par la direction générale de l'Aviation civile.
 
Les différentes disciplines du parachutisme

La précision d'attérrissage (PA)
Plus ancienne discipline du parachutisme, la PA reste la discipline la plus visuelle pour le public. Épreuve d’adresse, la technique de pilotage de la voile est une condition essentielle à la réalisation de la performance. La capacité d’analyse des conditions météorologiques et les prises de décisions qui en découlent donnent une dimension tactique singulière à chaque saut. La particularité des voiles de PA est essentiellement caractérisée par l’épaisseur de leur profil qui assure des conditions de stabilité et de précision de pilotage étonnantes. La cible électronique à atteindre est à peine plus grande qu’une pièce de deux euros.
L'objectif est de poser un pied sur un plot de 2 cm de diamètre situé au centre d'une cible électronique placée sur un réceptacle en mousse. En compétition, à chaque saut, les juges mesurent l'écart entre le centre de la cible et le premier endroit que le parachutiste à touché. Pour le score des concurrents, on effectue la somme des distances obtenues aux différents sauts, l'objectif étant bien évidemment d'avoir le score le plus faible possible.
Lorsque le parachutiste pose son pied en plein cœur de la cible, on appelle cela un « carreau ». Les sauts s'effectuent depuis une altitude de 1 000 mètres environ. Pratiquée individuellement ou par équipe, la précision d’atterrissage bénéficie du circuit de compétitions nationales et internationales le plus étoffé.

La voltige
Discipline de glisse par excellence, cette épreuve où la vitesse d’exécution prédomine garantit des sensations extrêmes. Après avoir atteint plus de 200 km/h en quelques secondes de chute libre, la réalisation d’un enchaînement de six figures imposées fait appel à toutes les qualités physiques d’équilibre, de coordination, et d’explosivité. Chronométrée au centième de seconde, la prestation est également évaluée au regard de la qualité d’exécution de l’enchaînement des figures, comme dans de nombreuses disciplines artistiques.
Les figures à réaliser sont deux tours alternés, un salto arrière, à nouveau deux tours alternés et un deuxième salto arrière. Les juges mesurent le temps passé à faire ces six figures en « rajoutant » des secondes de pénalité au concurrent si elles ne sont pas réalisés proprement (les figures sont faites face à un axe de référence et sur un plan horizontal, tout écart de ces axes entraîne une pénalité).
Les sauts s'effectuent depuis une altitude de 2 300 mètres environ. Les Français excellent dans cette discipline où ils détiennent le record du monde (Franck Bernachot).
Combinaison « slick » (comme celle utilisée pour le kilomètre lancé en ski), casque et parachute profilé, le voltigeur de haut niveau est équipé d’un matériel de saut issu des dernières technologies. La voltige est la seule discipline individuelle pratiquée en compétition de parachutisme. Elle est associée à celle de la précision d’atterrissage dans le cadre des championnats du monde, et un classement « combiné » couronne les meilleurs athlètes dans les deux disciplines.

Le vol relatif (VR)
Chaque équipe de quatre ou huit parachutistes doit réaliser un maximum de fois une série de figures imposées tirées au sort avant chaque compétition. Le temps limite pour réaliser ces figures est de 35 secondes pour les équipes de quatre, et de 50 secondes pour les équipes de huit.
Afin de permettre aux juges de comptabiliser le nombre de figures effectuées, chaque équipe possède un « videoman », qui emporte sur son casque une caméra numérique. Cet équipier vient s'ajouter aux quatre ou huit « performers », et fait partie intégrante de l'équipe : la qualité du film qu'il réalise est donc prise en compte dans la notation.
Les figures peuvent être fixes (libre) ou mobiles en binôme, trinôme, ou quadrinôme (blocks). Toutes les équipes doivent réaliser le même programme de figures, et l'équipe gagnante sera celle qui en a réalisé le plus, dans le temps imparti.
Le Vol Relatif est la discipline la plus pratiquée dans le monde du parachutisme. Elle ne peut être pratiquée qu'après l'obtention du brevet B2, permettant la pratique de la chute libre à plusieurs.
Le voile contact
Cette discipline est le pendant du vol relatif, mais avec le parachute ouvert. Les parachutistes, largués à 2 000 mètres, ouvrent leurs voiles et construisent des figures, en s'accrochant par les pieds aux voiles des coéquipiers.

Le skysurf
Inventé par Dominique Jacquet et Jean-Pascal Oron en 1986 sur la plate-forme de Corbas dans le Rhône.- J-P Oron se tuera accidentellement pendant la mise au point de ce nouveau sport - Laurent Bouquet développera le concept et tournera les premières images diffusée de ce sport. Popularisé par Patrick de Gayardon dans les années 1990, le sky surf se pratique à l'aide d'un surf spécial. Cette planche est fixée aux pieds du parachutiste, équipée d'une poignée de libération (dispositif permettant de se libérer du surf en cas de problème ou tout simplement pour atterrir). Les skysurfers se livrent à une forme de glissade qui leur permet d'évoluer sur l'air. Le sky surf se pratique aussi en compétition. Le rôle du coéquipier « videoman » est prépondérant, de fait ils créent à deux une chorégraphie dont les images filmées sont regardées par les juges, et de là, la note du saut.
Le freestyle
Véritable « danse du ciel », le freestyle est un enchaînement de figures artistiques issues de gymnastique et du trampoline. Basée sur des figures imposées telles que le salto tendu ou sur des figures libres, la chorégraphie du saut laisse place à la créativité du parachutiste.
Les évolutions sont filmées par un cameraman en chute libre, les images servent de support pour le jugement qui prend en compte l'aspect esthétique et la qualité des images.

Le Freefly (FF)
Cette pratique de loisir consiste à réaliser des figures autres qu'à plat (tête en haut, tête en bas, dans l'angle, etc). Elle est de plus en plus prisée par les pratiquants à la recherche de nouvelles sensations et de nouveaux repères dans les trois dimensions. On distingue plusieurs types de sauts, parmi lesquels :
Saut de trace
Saut de track
Saut tête en bas
Saut tête en haut ou chute assis
Le freefly, officiellement reconnu à la Fédération aéronautique Internationale depuis 2000, fait l'objet de compétitions. En compétition, une équipe de freefly est composée de trois parachutistes : deux « performers » et un « videoman »

Le VRV (vol reltif vertical)
Dernière née, cette pratique à la croisée du vol relatif et du Free Fly, consiste à réaliser des figures en formation de type VR non plus à plat mais dans la verticale. Le VRV étant créé par les Américains, les premiers Français se sont rendus aux États-Unis afin d'apprendre la discipline et les différentes figures.

La windsuit
Imaginée et réalisée par Patrick de Gayardon, cette discipline de glisse en plein essor a pour but de passer d'un mouvement de chute à un mouvement de vol.
Pour cela, les parachutistes utilisent des combinaisons souples, en forme d'aile, pour transformer leur corps en une sorte d'aile d'avion. Ces combinaisons se gonflent d'air dès que le parachutiste sort de l'avion, générant alors une portance permettant au parachutiste de réduire sa vitesse de chute, en la convertissant en vitesse horizontale.

Le canopy piloting
Discipline très récente, une fois la voile (parachute) ouverte, le « Canopy Piloting » ou « swooping » (« flare ») consiste à prendre une vitesse verticale très importante sous son parachute au moyen d'un virage commencé entre 100 m et 600 m, et à la transformer en vitesse horizontale pour glisser sur le sol (herbe, sable mais surtout plans d'eau). Très spectaculaire, cette discipline nécessite une parfaite connaissance des caractéristiques de la voile pour éviter l'impact avec le sol.
Cette discipline connaît un grand succès et possède déjà son circuit de compétition.
En France, elle commence en 2011 à être encadrée par la Fédération française de parachutisme (FFP) avec la création d'un brevet spécifique qui sera nécessaire pour la participation aux compétitions nationales. Les premières formations pour les initiateurs de ce nouveau brevet sont organisées en 2012.
 
 
Le Parachute
 
Les parachutes servant au parachutisme sportif, par opposition au parachutisme militaire, ne sont plus des parachutes de type hémisphériques (conçus pour le largage en masse pour la mise à dispositions des troupes sur le champ de bataille  et ayant une capacité de manœuvre très limités) mais des « ailes », ayant une vitesse horizontale, pouvant se diriger, mais ne pouvant reprendre de l'altitude comme un parapente. Cette capacité de vol d'une voile de parachute permet au parachutiste de se poser debout sur ses pieds et sans choc..
Un parachute se compose :
D'un sac-harnais : c'est à la fois un sac qui contient les voiles (principale et de secours) et un harnais dans lequel prend place le parachutiste ;
D'une voilure principale et d'une voilure de secours qui sont reliées aux élévateurs par les suspentes, les élévateurs de secours font partie intégrante du harnais et les élévateurs principaux sont reliés au sac-harnais par un système de libération dit "système trois anneaux". Ce système permet de désolidariser la voilure principale du harnais pour permettre l'ouverture de la voilure de secours en cas de besoin sans qu'elle n'interfère avec la voile principale.
La voilure dite « principale » est celle que le parachutiste ouvre tout le temps. Elle se situe dans la partie basse du sac-harnais et est pliée par le parachutiste lui-même ou par un plieur, après chaque saut ; sa surface est comprise entre 7 et 30 m2 suivant l'expérience et le gabarit du sautant.
La voilure de secours est une deuxième voile, utilisée en cas de défaillance de la voile principale. La voilure de secours doit être plié par un plieur qualifié, car le pliage est technique.
D'un déclencheur de sécurité (obligatoire dans certains pays comme la France) dont le but est d'ouvrir automatiquement le parachute de secours dans le cas où le parachutiste serait encore en chute à une altitude donnée. Pour ce faire, le déclencheur mesure la vitesse de descente et l'altitude, grâce à un système de vario-baromètre mécanique (système FXC) ou électronique (système Cyprès ou Vigil).
 
L'ouverture de la voile principale se fait souvent à l'aide d'un extracteur que le parachutiste place dans le vent relatif produit par sa chute. Cet extracteur est un petit parachute (hand deploy) qui se gonfle dès que le parachutiste le lâche. Dès lors, l'extracteur retire l'aiguille de fermeture du sac-harnais qui va s'ouvrir et sortir le POD (nom du sac de déploiement contenant le parachute). Les suspentes vont se mettre en tension et sortir des élastiques qui les solidarisent au POD et le ferme. Ce dernier va s'ouvrir et libérer la voile qui va se gonfler progressivement. Un glisseur va temporiser l'ouverture de la voile en limitant la quantité d'air qui arrive sous la voile pour qu'elle ne soit pas trop violente. L'ouverture complète d'une voile principale se fait entre 2 et 4 secondes.